En Italie, Hassan Rohani avantagé la « sécurité » de l’Iran

Barbara

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, Monde

D’après la presse italienne, le Pape risque de se déplacer vers Téhéran, alors que la dernière visite d’un Pape à Téhéran date de 50 ans. A cette époque c’était Paul VI qui s’y était rendu en 1970. Une information qui n’est toutefois pas confirmée.

Pour l’instant, c’est l’Iran qui se trouve en Italie, représenté pr son chef d’Etat, Hassan Rohani, qui a profité de ce séjour pour rendre visite au pape au Vatican, mardi 26 janvier à 11 heures, pour une conversation avec François. Il s’agit de la seconde visite d’un président iranien après celle effectuée par Mohammad Khatami en 1999. « Le Coran invite les musulmans à protéger prioritairement les églises et les synagogues. Voilà ce qu’est la tolérance », avait lancé Hassan Rohani un peu avant.

Le Vatican n’avait pas fermé son ambassade à Téhéran

Le Vatican, dont l’ambassade n’a jamais fermé en Iran, même lors de la Révolution de l’ayatollah Khomeyni, considère Téhéran comme un acteur essentiel dans sa zone. Encensé d’un triomphe diplomatique dans le réunion entre les Etats-Unis et Cuba, et dans l’attente de la visite à venir d’une délégation chinoise, François entendait saisir l’occasion pour essayer de faire baisser les rivalités avec l’Arabie saoudite et inviter le président syrien Bachar Al-Assad à la négociation, avant des pourparlers de Genève qui se tiendrons vendredi. C’est aussi lors de cette rencontre que pourrait être discutée la question des droits de l’homme.

Visite consacrée à l’économie

Cependant, le plus important de la visite de M. Rohani a été dédié à l’économie et à la relance des relations commerciales avec l’Italie. Venu avec de six ministres et de 120 entrepreneurs, le président iranien, qui a foulé le sol italien lundi 25 janvier dans la Ville éternelle, a automatiquement publié ses bonnes intentions sur Twitter. « Atterri à Rome. Pressé de renforcer les liens bilatéraux et de parcourir les opportunités pour un engagement réaliste. » ensuite il est allé déjeuner au palais du Quirinal invité par son homologue, Sergio Mattarella.